Expatriation et minimalisme : 10 astuces pour rester mobile et léger toute sa vie

Aujourd'hui je laisse la plume ou plutôt le clavier à mon invitée Sophie

Je m’appelle Sophie, et je suis l’auteure du blog ConsommationRebelle, dans lequel je donne des conseils pour changer sa consommation de façon durable, pour avoir plus de temps, plus de bien-être, et plus d’argent.

Dans cet article, que j'ai la chance de pouvoir rédiger sur le blog de Lucile, je vais partager avec toi ma stratégie pour avoir le minimum d’affaires et rester mobile toute sa vie.

Expatriation-et-minimalisme_ConsommationRebelle

Il y a quatre ans, je partais vivre au Canada. Au début il s’agissait d’une année, et puis ça s’est transformé en deux, puis trois et maintenant quatre.

Arrivée avec seulement deux valises, je me suis installée dans un appartement vide. J’ai dû m’équiper entièrement. Je l’ai fait en achetant trop, et de façon compulsive.

Et puis un jour, j’en ai eu marre de toutes ces choses. Je me suis sentie dépassée par toutes mes possessions. Alors j’ai fait le chemin inverse de ce que j’avais l’habitude de faire. J’ai commencé à trier, donner, et me satisfaire de moins.

Expatriation mobile

J’ai aussi commencé pour la première fois à penser en tant qu’expatriée mobile. Parce que même si je m’étais expatriée, je m’étais tout de suite sédentarisée en m’installant dans un appartement.

Je me suis alors mise à rêver d’avoir moins pour être plus mobile et plus légère.

J’ai donc commencé à développer des stratégies pour diminuer au maximum tout ce que je possédais.

Je ne suis clairement pas la plus minimaliste des minimalistes, mais disons que je pourrais m’expatrier une nouvelle fois en emportant à nouveau uniquement deux valises (bien que le contenu de celles-ci ne serait pas le même qu’il y a 4 ans).

Voici donc les dix stratégies que j’applique pour maintenir un environnement minimaliste et une vision d'expatriation mobile.

# 1 – Je ne garde qu’un seul exemplaire par élément

J’applique cette règle principalement à ma garde-robe. C’est pour ce poste-là que j’avais tendance à être gourmande et à avoir plusieurs  fois le même style d’éléments.

Pour finalement ne mettre qu’un quart de tout ce que j’avais. Je m’oblige donc à respecter cette règle sauf pour certains éléments, comme les sous-vêtement par exemple.

L’effet positif de cette règle est qu’elle me demande de faire des choix et d’optimiser mon dressing en fonction de ce que j’aime et ce que je mets. J’ai donc moins d’affaires, mais je les mets toutes.

# 2 - J’échange et j’emprunte

Je suis passée à un tout nouveau mode de consommation : l’échange et l’emprunt. Grâce à l’emprunt, je possède peu de choses. Certaines ne font d’ailleurs
que« transiter » dans mon appartement.

Une fois que j’ai terminé de les utiliser, elle retourne à leur propriétaire et désencombre mon appartement.

Grâce à l’échange, je renouvèle régulièrement mon stock d’objets ou de vêtements selon mes besoins et mes envies. Encore une fois, toutes ces choses ne sont qu’en transit.

# 3 - Je ne m’attache plus aux biens matériels

Ce mode de consommation me permet de me détacher de plus en plus de mes possessions.

Je ne m’attache plus à mes biens. Avant lorsque je prenais l’avion, j’étais très angoissée à l’idée qu’on perde ma valise. Je me rappelle encore regarder par le hublot en espérant voir ma valise faire son chemin tranquillement vers la soute.

Un jour ma valise n’a pas transité, et j’ai cru qu’elle était perdue à tout jamais. Après 24h de déprime, d’angoisse et même de pleurs, ma valise est arrivée jusqu’à moi. J’ai heureusement fait du chemin depuis.

# 4 – Je comble un besoin réel

Lorsque je me procure un bien, sans passer par l’emprunt et que je sais qu’il va rester chez moi pour quelques temps, je m’assure qu’il corresponde à un besoin réel.

Quitte à ajouter un bien à mon appartement, il faut absolument qu’il me serve fréquemment. Si ce n’est pas le cas, je le donne, ou l’échange.

J’ai totalement banni les biens qui ne me servent que quelques fois par an. À la place, je fais avec ce que j’ai ou j’emprunte lorsque j’en ai besoin.

# 5 – Un objet qui rentre = un objet qui sort

Comme je fais beaucoup d’échanges de vêtements ou d’objets,il est très facile pour moi de revenir chez moi avec dix vêtements de plus. Pas vraiment minimaliste cette histoire.

Je prends alors le temps de bien tout essayer et de voir comment ces nouveaux éléments vont vivre avec mes autres vêtements.

Si j’arrive à les assembler avec d’autres tenues, ils passent le premier test. Je m’oblige alors à sortir le même nombre d’éléments que je viens d’intégrer (aussi bien au niveau de ma penderie, que de mon appartement). De cette manière je parviens à garder le même nombre d’objets.

# 6 – Je m’impose une période d’essai

Je t’ai parlé d’un premier test que je fais passer à mes nouveaux biens. Ensuite ces derniers sont en période d’essai pour deux mois. Si au bout de cette période, je ne les ai pas utilisés ou peu utilisés, alors je m’en sépare à nouveau en les donnant ou en les échangeant. Tout simplement.

Je ne m’encombre plus de choses dont je n’ai pas fréquemment besoin. D’autant plus qu’avec le temps je me suis rendue compte qu’il n’y avait rien que je ne pouvais pas avoir en empruntant ou échangeant.

# 7 - Je numérise

J’ai aussi fait en sorte de recevoir toutes mes informations administratives par internet. Lorsque je reçois un élément papier et qu’il est important, je le scanne et le range sur un disque dur ou sur Dropbox. J’évite donc d’avoir une tonne d’archives en format papier.

Bien que mon père me rappelle gentiment que certains papiers doivent être gardés dix ans. Mettons que pour ceux-là, je les garde dans une pochette à paperasse « au cas où ». Le jour où je déménagerai, on verra bien s’ils entrent dans ma valise.

# 8 – Je demande des cadeaux spécifiques

Lorsque mes proches veulent me gâter, ils ont tendance, du moins ils avaient tendance, à le faire avec des biens matériels de leur choix.

Pour éviter l’accumulation, je fais, depuis plusieurs années maintenant, des listes de souhaits afin de m’assurer de recevoir des choses qui correspondent vraiment à mes besoins.

En plus de cet aspect, mes listes de souhaits permettent aussi à mes proches de gagner du temps dans leur recherche et d’être certains de l’effet positif du cadeau.

# 9 – Je demande des cadeaux non-matériels

Comme je suis arrivée à un niveau de satisfaction avec tout ce que je possède, je ne demande plus de cadeaux matériels. À la place, je demande des expériences.

Ce sont des moments que je vais vivre seule ou accompagnée et qui vont m’apporter énormément. Bien plus de satisfaction et d’épanouissement qu’avec des biens matériels d’ailleurs.Pour te donner des idées, voici quelques exemples de belles expériences à offrir :

  • Cours de peinture, photo, langue,
    plongée, escalade, danse, confection de savon maison, cosmétiques, etc.
  • Spa (de loin mon préféré)
  • Petit ou grand voyage (hôtel + train +
    resto)
  • Abonnement de cinéma, musique, à des
    plateformes de diffusion de films (Netflix), panier bio, salle de sport,
    friperie
  • Coaching personnalisé de mode,
    nutrition, sport

 

# 10 - Je collectionne des souvenirs dématérialisés

Que faire de nos souvenirs accumulés lors d'une expatriation ? Je trouve ce point-là très difficile. À chaque expatriation,il faut faire des choix de ce que tu prends ou non avec toi. Ce sont les choses utiles qui sont privilégiées et pas forcément les souvenirs.

À la fin de ton aventure d’expatriation, il ne te reste que peu de souvenirs. Alors oui, il y a les photos qu’on peut aujourd’hui prendre en rafale. Mais encore faut-il les regarder et se rappeler de ce qu’on a vécu.

Ma stratégie pour emporter les souvenirs partout avec moi est de le dématérialiser. Ça commence d’abord par vivre le moment à fond en étant le plus possible dans le moment. Je m’assure quand même à un moment de prendre une photo, une vidéo ou un enregistrement audio.

Mais cette preuve du moment n’est pas suffisante. Alors après avoir vécu le moment, je passe un instant à me raconter à moi-même ce que je viens de vivre. Me l’entendre me le raconter me permet de mieux l’inscrire dans ma mémoire.

Expatriation & souvenirs

En faisant vivre le souvenir dans ma mémoire, j’essaye de me détacher au maximum des biens matériels qui pourraient eux aussi me le rappeler.Comme je ne suis pas certaine de pouvoir les emmener avec moi, j’oriente mon souvenir vers des choses dématérialisées.

Par exemple à chacun de mes anniversaires, je vais me souvenir clairement des rires, des blagues qu’on a faites, de ce qu’on a mangé,des appels de ma famille, et des expériences qu’on m’a offertes. J’ai déjà fait le deuil descartes d’anniversaires et potentiellement des cadeaux que j’ai reçus.

Parce que je ne suis pas certaine que je pourrai tous les prendre avec moi. Même si avec le temps, les seuls biens matériels que je reçois me sont extrêmement utiles et donc font partie des choses que je vais garder. Une chance que tout le monde se soit habitué à vérifier ma liste de souhaits !

Ces 10 réflexes font donc partie de ma stratégie pour maintenir un environnement minimaliste et une vision d’expatriation mobile.

Grâce à eux j’ai désencombré mon appartement et vécu des expériences incroyables,et je me sens beaucoup plus légère.

J’espère qu’ils pourront t’aider dans ta démarche minimaliste d’expatriation ou de mobilité. Si tu es aussi intéressé.e à changer ta consommation vers moins et mieux, tu peux retrouver tous mes conseils sur mon blog.

Sophie

Je remercie Sophie d'avoir partager son expérience. Vous pouvez lui poser toutes vos questions dans les commentaires.

Cet article a 2 commentaires

  1. Tous mes voeux Lucile pour 2019 ! J’ai lu ton livre pendant les vacances, j’avais prévu de « vider » la maison mais bon, j’y vais à la vitesse de l’escargot, mais comme dirait la Fontaine, « rien de ne sert de courir…. » ! J’ai arrêté d’aller dans les magasins depuis un bon moment, je n’ai fait que des cadeaux dématérialisés à Noël, (un abonnement à Netflix, une randonnée guidée, et une balade en gyropode guidée également). A force d’en parler à la maison, j’ai aussi reçu des cadeaux dématérialisés (une semaine de road-trip en van, un stage de permaculture), tu vois que le message finit par porter ses fruits. J’ai commencé par le tri de mes papiers administratifs, c’est finalement ce qui me paraissait le plus facile. Mais je reste motivée, je regarde des vidéos sur le sujet à longueur de journée pour me conditionner !

    1. Bonjour Sylvie, meilleurs vœux à toi aussi.
      J’espère que le livre t’a bien aidé.
      Tu as bien raison, il faut se mettre au rythme des saisons, et l’hiver se prête à la vitesse de l’escargot.
      Tu as reçu de super cadeaux, une semaine de road trip en van c’est vraiment génial !!
      Bonne continuation pour la suite.
      A bientôt,

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