Le minimalisme digital : contrôlez vos réseaux sociaux

« Cette année… c’est décidé ! Dans ma démarche vers le minimalisme, il va falloir que je reprenne le contrôle sur ma dépendance aux nouvelles technologies ! »

Je le sais, et je suis parfois la première à le critiquer, mais nos rapports aux réseaux sociaux sont devenus addictifs. Je le vois partout aussi bien chez moi qu’en voyage.

À peine les roues de l’avion glissent-elles sur le tarmac de l’aéroport que les smartphones sont déjà tous allumés. Avant même d’avoir récupéré vos bagages et d’avoir passé la douane, vous avez déjà envoyé six textos pour dire que vous avez atterri.

Vous l’avez annoncé sur Facebook à côté de la photo que vous aviez prises devant le panneau embarquement et vous avez tweeté la température et le programme de la journée. Tout cela, sans avoir eu une seule crampe au doigt !!!

Alors, je ne casse pas de sucre sur le dos des réseaux sociaux, beaucoup sont très utiles surtout au niveau professionnel.

Mais, l’addiction n’est jamais très loin. Et très vite, on se retrouve avec une bande de zombis, la nuque pliée vers l’avant et les pouces bougeant frénétiquement sur leur écran.

Spéciale dédicace, aux Asiatiques qui m’ont tellement traumatisé que depuis je n’ai plus envie de prendre la moindre photo quand je suis en voyage.

J’ai eu mon 1er smartphone l’année dernière. Oui, je suis un peu longue à la détente. Très souvent, quand une mode survient, je ne veux absolument pas en faire partie, j’attends, et ce n’est que quand cela devient inévitable ou alors diablement utile pour moi que je me résigne à suivre la masse.

Je sais de quoi je parle, alors, vous me direz : « critiquer c’est facile, mais trouver des solutions c’est autre chose… ».

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Les excès qui peuvent nous mettre en danger, parlons-en…

 

Je me suis inscrite sur Facebook en 2008, c’était après avoir passé une année fille au pair en Angleterre, je voulais garder contact avec toutes les amies que j’ai rencontrées à Londres.

Au début, je nageais dans « le floue artistique », je n’y comprenais rien et me contentais de regarder plus que de participer.

C’est fou comme en quelques années, la donne a changé.

Aujourd’hui, la base de la communication n’est plus verbale, mais virtuelle. Plus personne ne se parle face à face pour débattre d’un sujet, mais poste, like et tweete des infos sans même vérifier la source.

C’est surprenant, pour prouver leur confiance à leurs meilleurs amis, les ados se donnent leur mot de passe Facebook !

On s’envoie des messages alors que l’on est sous le même toit. Même plus le plaisir d’entendre votre mère crier d’en bas des escaliers « À table ! »

Au restaurant, les couples ne se regardent plus, mais prennent six fois leurs assiettes en photo.

Personnellement, j’ai trop faim pour penser à prendre une photo de mon assiette.

L’autre jour, je regardais le profil d’une vieille amie à moi qui habite New-York.

Eh bien, sans connaitre son adresse, rien qu’avec les lieux (restaurant…) qu’elle like et avec la géolocalisation, je peux sans problème vous dire dans quel quartier elle vie, où elle travail, ce qu’elle fait et quel chemin elle empreinte chaque jour pour se rendre au boulot.

C’est dingue, si j’étais un psychopathe, je pourrais même lui tendre un piège pour la kidnapper sur le chemin…

C’est terrifiant non ?

Le jour où j’ai compris que tout ce qui serait affiché sur mon mur Facebook le resterait à tout jamais, j’ai un peu flippé.

Je revenais d’une année en Australie, j’avais affiché des centaines de photos des plus beaux paysages, de la faune et la flore. Il y avait aussi, les photos des copains, quelques-unes de soirées « triées sur le volet ».

Quelques mois après mon retour, un jour en me connectant… Surprise ! Je vois apparaitre des dizaines de photos de moi lors de fête entre amis en Australie, plus qu’éméchée et pas du tout… « Triées sur le volet ».

Jamais au grand jamais je n’aurais voulu de ses photos sur mon mur. Mais une copine de voyage avait trouvé cela marrant de me taguer, et de ce fait, toutes ces images apparaissaient sur mon mur à la vue de tous mes contacts.

Et le pire ? Impossible de m’en débarrasser, le temps que je réalise, tous mes amis, famille… avaient pu ajouter leurs likes et autres remarques.

J’étais mortifié !! Ces images n’auraient jamais dû être rendues publiques et j’ai dû faire des pieds et des mains pour les faire disparaître.

Réseau social tu perds ton sang-froid !

 

Facebook, YouTube, WhatsApp,  twitter, Instagram, Pinterest, Tumblr, Snapchat, LinkedIn …

Moi, personnellement, j’ai souvent du mal à m’y retrouver.

On dirait que chaque semaine un nouveau réseau social voit le jour, j’ai l’impression de perdre la boule quand j’entends « la nouvelle génération » communiquer entre eux.

Les plus jeunes ne se parlent plus qu’en 140 caractères.

Dire qu’à leur âge, je prenais mon vélo pour dire un truc à ma voisine ou j’attendais le lendemain à l’école.

Aujourd’hui, notre vie s’arrête dès que notre portable siffle comme un oiseau.

La dernière fois que je suis allé à un concert, j’ai halluciné de voir que les spectateurs étaient tous en train de filmer. Si bien qu’ils ont regardé le concert à travers leurs écrans au lieu de vivre l’instant.

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J’ai raconté à mes amies que j’avais vues telle chanteuse internationale à un festival. Leur premier réflexe a été de me demander une photo. Comme pour leur prouver que je disais vrai.

C’est ça le problème, la personne ne vous croit pas si vous ne tweetez pas l’artiste en question et que vous ne vous géolocalisez pas à Bercy ce soir-là.

Dire que je hurlais après ma mère, qui me demandait le numéro des parents de la copine chez qui je faisais une « boom » à l’époque, mais là c’est encore pire.

N’en avez-vous pas assez de devoir constamment justifier et prouver vos moindres faits et gestes ?

 

Quelles solutions proposer pour rester maître de la machine ?

Pourquoi ne pas réfléchir à tout cela et peut-être réorganiser notre vie virtuelle pour qu’elle soit moins chronophage ? Nul besoin d’être sur 6 réseaux sociaux différents quand 3 sont amplement suffisants quand on est minimaliste !

Et puis je vais vous dire un secret… Vous n’êtes même pas obligé d’en être.

On ne peut pas être sur tous les fronts et espérer faire les choses bien, a moins d’avoir une équipe de community manager à votre service.

À force de vouloir être partout et donner son opinion sur tout, on finit par dire des conneries plus ou moins regrettables. Et le problème c’est qu’elles seront gravées à vie sur le web.

Voici quelques réflexes à mettre en place pour protéger votre vie sur les réseaux.

  • Stop à la géolocalisation. À moins d’être perdu en pleine ville et d’avoir besoin de votre GPS, vous devriez bloquer votre géolocalisation.

  • Choisir 2 ou 3 réseaux maximum. Comme je vous l’explique dans l’article, à moins que vous soyez un professionnel du web, vous n’avez pas besoin d’être sur tous les réseaux sociaux pour suivre les artistes que vous aimez.

  • Prenez le temps et réfléchissez à deux fois avant de réagir à un commentaire qui ne vous plait pas. On ne compte plus le nombre de tweets qui ont ruinés des réputations. L’impulsivité est la pire manière de répondre, alors prenez le temps et réfléchissez bien à chaque mot.

  • Protéger vos données. Il est important de faire régulièrement le point sur la partie confidentialité de votre Facebook (Twitter, Instagram…). Créez-vous une adresse email bidon pour faire des jeux ou vous abonner, mais n’utilisez pas la même adresse email que celle pour votre banque, assurance. Et bien entendu, on donne jamais son mot de passe à quiconque, mais ça, je suis sûr que vous le savez déjà…

  • N’hésitez pas à refuser d’être systématiquement photographier pour la moindre raison, surtout par des personnes que vous ne connaissez pas. Il m’est plusieurs fois arrivé d’être pris en photo par des inconnues en voyage. Parfois, certains s’approchent et vous demande un selfie, sans même vous avoir adressé la parole. C’est assez courant en Asie, ils n’ont probablement pas l’habitude de croiser une blonde aux yeux bleus, donc il n’est pas rare que des gens s’approchent et me prennent en photo, parfois sans mon consentement.  Dites non !! Vous ne savez jamais comment et où cette photo pourra être utilisée.

Votre image est de votre responsabilité, parfois mieux vaut se faire rare qu’omniprésent(e). La méfiance reste votre précieuse alliée.


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Ma vie sur internet, pour le meilleur, et pour le pire…

Noyé sous une avalanche de photos sans intérêt, votre mur érigé en journal intime, on en oublie parfois que tout le monde a besoin de son jardin secret. Nous n’avons pas à tout dévoiler, à tout commenter sur les réseaux, car n’oubliez pas que rien ne sera jamais effacé et que très souvent le comportement que l’on a eu adolescent peut nous revenir en pleine tronche comme un boomerang quelques années plus tard. Pour le meilleur, mais surtout pour le pire. N’oublions pas que de plus en plus de patrons vérifient les profils de leurs employés sur les réseaux sociaux.

Il y a peu, en fouillant dans ma chambre d’enfant, bien décidé à trier de vieux cours de collège, je suis tombé sur les petits mots de mes ex camarades de classe. Vous savez… ses mots que l’on s’échangeait derrière le dos du prof ou en récréation pour régler ses comptes avec la fille que l’on n’aimait pas ou pour déclarer sa flamme au frimeur de la classe.

Eh bien, en relisant tout cela, je me suis rendu compte à quel point nous sommes méchant quand on est gamin, entre les noms d’oiseau et les jugements sur le physique, on n’épargnait rien ni personne.

Aujourd’hui, ce genre de comportement et de jugement de valeur n’a pas changé, je dirais même qu’il a empiré, mais en plus, il se transporte sur les réseaux sociaux. Certains élèves fondent même des pages anti-untel. Le harcèlement prend des proportions énormes et externalise les règlements de compte jusqu’à tard le soir dans la chambre de votre adolescent.

Alors, méfions-nous, on peut faire très mal avec des paroles, mais encore plus quand on les grave sur des murs virtuels.

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Heureusement, tout n’est pas noir, la technologie nous offre de superbes opportunités que l’on n’aurait jamais pu imaginer auparavant.

Ex : Le fait de pouvoir partager nos idées et nos astuces minimalistes en ligne avec nos blogs.

Aujourd’hui, mais encore plus demain, nous aurons la chance de travailler de partout et n’importe où grâce au télétravail. Les réseaux sociaux sont un véritable atout professionnel quand on veut travailler à l’international. Grâce à vos outils numériques, vous pourrez travailler aussi bien de chez vous, bien au chaud, en adaptant vos horaires à votre vie de famille.

Mais vous pourrez aussi travailler de l’autre bout de l’Asie pour un client canadien et adapter votre travail à votre passion pour le voyage. Et vous savez quoi ? Ce mode de travail existe déjà et est en plein développement.

La technologie est une véritable chance, utilisons-là pour faire de belles choses.

votre avis m’intéresse :

Avez-vous des craintes concernant les réseaux sociaux ?

Avez-vous des principes de protection ( ex:  interdit de publier les photos des enfants…) ?

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There are 6 comments for this article
  1. Flusain Laure at 3 h 47 min

    Bonjour Lucile, merci pour ton article.


    Au début je n’étais pas fan des réseaux sociaux, puis comme beaucoup de mes connaissances utilisait facebook, je m’y suis mis. J’ai vite trouvé ça sympa et jj’ai fais des demandes à un peu tout le monde. Quand j’avais un coup de mou, je me connectais et je discutais de n’importe quoi avec, bah… n’importe qui, petit à petit je me suis un peu détourner de mes vrai amis, il a fallu quíl me le dise pour que je m’en rende compte : « si on veut te voir faut aller sur facebook !  »

    Je sais que j’ai très peur de me sentir isolé. Du coup, pour me protéger de ça, j’ai décidé de sortir voir de vrais amis ou la famille lorsque j’ai besoin de réconfort, au lieu de me jeter sur facebook et de me plaindre sur les réseaux sociaux…


    Laure :)


    • Lucile at 6 h 10 min

      Bonjour Laure,


      Eh oui, on est tous plus ou moins tombé dans le piège de l’addiction.

      Mais je trouve courageux de ta part d’identifier le problème et d’y apporter une solution.

      Je te souhaite bon courage

      Lucile


  2. Fanny at 9 h 55 min

    Salut, je sais pas si je dois me considéré comme une addict, j azi eu mon 1er téléphone à 27 ans, j ai créé mon compte fb à 30 ans quand je suis parti au Népal, pour faire profiter ma famille et mes amis de mes photos que je m étais en bloc sans commentaire, et aussi pour les tenir au courant. Aujourd’hui, j ai toujours qu un seul compte sur fb, un tel pas tactile mais lors de mon voyage en Thaïlande, mon PC m a lâché et pour rester en contact j ai acheté une tablette, je savais que la technologie et moi ça faisait 2, mais là ça s est confirmé, malgré tout au bout de 2 mois j ai pris mes marques, et l utilise presque aussi bien qu un ordi, merci à ceux qui mon filé des infos. Dire que j ai peur des réseaux sociaux, pour moi non, mais pour le monde oui, car je suis d accord avec toi s est effrayant de voir tous ces gens têtes baissés sur leur smartphones, même les moines en Asie se sont fait attraper, ils pratiquent la contemplation à travers leurs téléphone ! J ai rencontré pleins de gens en voyage qui me demandait mon numéro de tel. ils avaient du mal à comprendre que j en avais pas et que j en avais pas l utilité. Mais si ça peut vous rassurer les égyptiens sont pas encore accro, oui ils ont des smartphones, mais ils ne sont pas en permanence dessus! Pour me protéger, je vais de temps en temps dans les paramètres de sécurités et confidentialité voir si tout est OK, et parfois je tape mon nom sur Google pour vérifier ce que les gens peuvent voir, ça me permet de me rassurer! Sinon j ai créé un blog pour éviter de mettre mes photos sur fb, même si je crois pas qu ils vont les utiliser, le fait de savoir qu ils le peuvent si ils le veulent me dérange. Pour conclure, j espère que le monde va se réveiller, lever la tête de son écran et voir qu autour de lui il y a la vie!


    • Lucile at 11 h 43 min

      Salut Fanny,


      Ravie de savoir que les Égyptiens ne sont pas encore accro, car leurs voisins les Asiatiques sont complètement addicts!!

      C’est vrai que l’on ne sais jamais où pourrait finir nos photos, elles pourraient être utilisées et détournées sur un site de propagande ou photoshopé sur un site porno !! Mais ce qui me fait le plus de soucis, se sont les parents qui publient des photos de leurs enfants sans penser qu’ils ont un droit à l’image, tout comme eux. Protégeons nos données et prenons nos photos avec le meilleur appareil photo que la nature nous ai offert … nos yeux.


  3. Emilie at 9 h 42 min

    Bonjour Lucile, merci pour ton article, de couvert depuis la page des apprentis minimalistes… J’ai eu la chance de faire ma première expérience professionnelle dans une entreprise d’informatique, où j’ai été sensibilisée à l’identité numérique. Je contrôle donc régulièrement les informations me concernant que l’on trouve sur Google.

    Pour Facebook, j’ai activé le maximum de protection. Par exemple, aucune photo où je suis taguée n’apparaît que mon mur sans que je l’ai validée. Ce qui me permet de contrôler ce que les autres veulent mpntrer/dire de moi. Pour les « applis bidons, tests débiles » pas de seconde adresse mail, mais je demande à ce que la publication n’apparaisse « que pour moi seule » et ensuite je supprime.

    Voilà pour moi, néanmoins je pense que je vais désinstaller Facebook de mon tel, qui est mon outil du quotidien, pour ne m’en servir que depuis un ordinateur ou une tablette ! 😉

    Merci pour tous tes points de vigilance en tout cas, ça fait vraiment plaisir de voir que nous sommes plusieurs à nous poser la question !


    • Lucile at 10 h 53 min

      Bonjour Emilie,

      Merci pour ton commentaire.

      Ton retour d’expérience est très intéressant.

      On a trop souvent tendance à oublier que tout ce que l’on met sur la toile y restera et sera utilisé un jour ou l’autre. C’est pour cela qu’il vaut mieux être trop méfiant que pas assez. Mon conjoint est lui aussi dans l’informatique et refuse la moindre photo de lui sur les réseaux.

      As-tu vu le film Snowden ? Le biopic du lanceur d’alerte est criant de vérité sur l’espionnage informatique et je t’avoue qu’il m’a donné encore plus matière à réfléchir.

      Sans rentrer dans la parano « safety first » !

      À bientôt

      Lucile


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