Manquer d’argent n’est pas le pire qu’il pourrait vous arriver

Et si demain je perdais tout !!! Plus de travail, plus de maisons, toutes mes précieuses possessions vendues sur le bon coin. La peur de se retrouver à la rue et de tout perdre est la peur N°1 des Français. Pourquoi avons-nous si peur de tout perdre et comment faire pour relativiser et se débarrasser de cette angoisse ?

la peur, ennemie du minimalisme

La peur, l’ennemie du Minimalisme

  • La notion de peur (ennemie du minimalisme)

En France, l’argent est un sujet tabou en société. Alors qu’aux États-Unis, un inconnu n’hésitera pas à vous dire combien il gagne par an, avant même de vous avoir donné le nom de ses enfants. C’est culturel, en France parler d’argent, surtout si l’on en a, est vue comme présomptueux, arrogant. Et pourtant, l’argent est là, on en a besoin et l’on passe sa vie à courir après, alors pourquoi est- ce si difficile d’en parler ?

La peur de manquer d’argent renvoie beaucoup à l’angoisse de devoir changer sa façon de vivre. Perte du statut social, de la reconnaissance de vos amis, du regard de vos proches. Elle est vécue comme une humiliation, surtout chez un homme dont le rôle ancestral est de répondre au besoin de sa famille. Pire, pour un homme avoir « les bourses vides » est perçu comme castrateur. C’est pour cela que la peur du manque d’argent est principalement masculine. Les femmes auront d’abord peur de problèmes de santé avant de penser à l’aspect pécuniaire.

 

  • Notre rapport à la possession (anti-minimaliste)

Si on ne parle pas d’argent en France, on aime cependant montrer que l’on en possède. Tout notre statut social et donc notre fierté repose sur nos possessions.

Posséder un terrain, puis une maison, qui au fur et à mesure des années fera office de vitrine sociale pour montrer à notre entourage,  notre belle évolution professionnelle. On y ajoutera un grand garage pour y abriter notre toute nouvelle voiture, une piscine pour les étés caniculaires. On agrandira le salon pour faire une place de choix à notre dernier écran LCD, sans oublier notre indispensable Mac «  Quoi ? Tu n’en as pas ? »

Tel le Louvre version post moderne, on équipera notre maison du plus bel apparat que l’on aura eu la fierté d’acquérir tout au long de ses années.

Oui, mais voilà, le risque zéro n’existe pas et un jour le couperet tombe, on perd son boulot et là on comprend ce que « ce serrer la ceinture » signifie.

 

  • Le risque existe, il faut l’accepter

Quand vous avez peur de manquer d’argent, vous vous retrouvez dans une vision axée sur le manque, donc une vision négative. Vous devez lutter contre la peur. De même, si vous voulez changer votre situation financière, vous devez sortir de la peur de manquer. La peur de manquer et l’envie sont très souvent liées. Si vous avez peur de ne pas en avoir assez, que va-t-il se passer ? Vous allez vouloir cumuler et basculer très vite dans le « Je n’en ai pas assez, il m’en faut plus » juste par peur de manquer. En effet, peur de manquer signifie la peur de ne pas être à la hauteur ou pire d’être faible face aux autres . Il faut dépasser cette peur, réfléchir, construire un projet…

Comme dit l’adage « la peur n’évite pas le danger ». Avoir peur de manquer est un fait, mais le mieux est encore de s’y préparer.

A chaque  problème , existe une solution .

Comment ?

Certains de la branche des survivalistes vous diront que, comme tout bon écureuil, il faut faire des réserves. Bon, je ne pense pas que la famine soit aux portes de l’Europe. Faire des réserves peut être une bonne idée, mais les réserves s’épuisent tôt ou tard.

Je pense que le mieux est encore d’apprendre de la nature qui nous entoure. Vous avez sans doute tous vu un jour, un reportage sur les Indiens en forêt amazonienne (non ? alors il est temps d’y remédier). On les voit traverser la forêt sans aucun sac à dos,torche, ou quoi que ce soit.

Pourquoi ? Ils n’en ont pas besoin,ils connaissent par cœur les ressources qui les entourent et comment les utiliser, les faire pousser et perdurer. Il me parait donc plus intelligent d’apprendre à devenir auto suffisant en utilisant les ressources qui nous entoure ainsi que notre matière grise,  plutôt que faire des montagnes de boites de ravioli.

Réfléchir à un mode de vie minimaliste pour nous aider a voir quel l’humain sait s’adapter au situation parfois extrême.

  • On ne perd jamais tout

Perdre son pouvoir d’achat, ou pire, perdre sa maison est quelque chose qui arrive à des dizaines de milliers de personnes chaque jour partout dans le monde.

La crise des subprimes a fait voler en éclat le rêve de centaines de milliers d’Américains, qui voulait devenir propriétaire. Plusieurs films s’en inspirent aujourd’hui et montrent l’envers du décor. Comment en est-on arrivé là ?

Eh bien, c’est pourtant très simple, les banques on fait croire à tout un chacun que l’on pouvait vivre bien au-dessus de ses moyens et s’en sortir facilement. Devenir propriétaire quand on a un revenu  faible et déjà de nombreuses dettes est une hérésie. La ou une vie minimaliste aurait pu amplement suffire au besoin d’une famille.

Car finalement, en y regardant de plus près, qu’elle est le gros problème de notre société ?

Je vous le donne en mille : on vit au-dessus de nos moyens


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  • Et si on essayait de vivre en dessous de ses moyens 

Comme je vous le disais,  la crise financière a été un fiasco qui nous a fait nous rendre compte d’une chose. La société nous pousse à consommer et surtout à vivre au-dessus de nos moyens. Et, je pense, là encore, dites-le-moi si vous n’êtes pas d’accord, que vivre au-dessus de ses moyens en collectionnant les crédits et un suicide à petit feu …

Pourquoi n’essayons-nous pas, même juste pour quelques semaines, de vivre en dessous de nos moyens ?

Très souvent, je me demande comment faisaient nos grands-parents quand ils avaient besoin, notés bien que je dis besoin et non « envie », de quelque chose. Ils avaient pour objectifs de répondre à leur besoin et non d’assouvir de nouvelles envies. Mais quand il fallait une nouvelle paire de chaussures, ou que le frigo était en panne, ils apprenaient à se priver pour pouvoir s’offrir ce bien nécessaire. Ils ne faisaient pas les soldes, n’achetaient pas des jouets aux enfants à chaque sortie au supermarché. Ils ne mangeaient pas 4 fois par semaine à l’extérieur. Il faisait un bout de jardin, ils emmenaient leurs gamelles au travail, les enfants prenaient soin de leurs affaires comme les nôtres ne savent plus le faire aujourd’hui. Il vivait dans la simplicité et ne s’en portait pas mal.

Apprendre que la clé du bonheur n’est pas notre carte bancaire. Si vous axez votre perspective du bonheur sur votre temps libre plutôt que sur l’argent à gagner alors vous aurez 80 % plus de chance d’être heureux.

 

Les personnes qui arrivent a se relever de cette banqueroute social ont toutes des points en communs:

 

  • Les bonnes limites.

Mettez-vous des limites raisonnables, si pour vous être riche c’est gagner 2000 euros par mois alors tout est plus simple. Si pour vous être riche et serein c’est gagné 15 000 euros par mois, alors le chemin sera plus ardu voir pour certains impossibles.

 

  • La débrouillardise.

Apprendre à réparer plutôt que jeter. Penser à Mac Gyver, un couteau suisse et un rouleau de scotch peut vous sauver la mise. Bon, j’exagère, mais l’idée est là. Nous sommes entourés d’objets qui peuvent nous être utiles pour plein de choses. Au lieu d’acheter du neuf qui est, très souvent de piètre qualité, et si l’on essayait de faire marcher sa matière grise …

 

  • Elles s’informent sur leurs droits

Nous sommes très souvent mal informés. Nous avons pourtant plein de droits et d’aides possibles. Demander à votre mairie si une bourse peut vous aider à payer les études supérieures de votre enfant par exemple. Aujourd’hui, il suffit de demander à Google pour avoir la solution. Vous souhaitez apprendre une langue étrangère, mais en tant que jeune fille un peu timide vous avez peur de vous laisser tomber vers l’inconnue sans filet, sans structure. Essayer de faire une demande de fille au pair. Nourri, loger, blanchi, vous aurez chaque semaine un peu d’argent de poche contre la garde des enfants et l’entretien de la maison. Vous ne manquerez de rien. Il y a une multitude de solutions , informez-vous et vous serez certainement surpris de ce que vous pouvez obtenir.

  • Relever le défis

Je trouve, et dite-moi si je me trompe, que le souci de notre société occidentale et de voir des problèmes plutôt que de voir des solutions. Dès qu’une tuile nous tombe dessus, aussi petite soit-elle, on a tendance à dramatiser et cela fini par sérieusement nous angoisser.

Quand je regarde des reportages sur l’Afrique, Madagascar (oui, vous l’avez devinez, je regarde pas mal de reportages) je suis à chaque fois subjuguée par leur inventivité et leurs flegmes face à l’adversité. Et on peut dire que les problèmes aussi bien politiques, climatiques … ils n’en manquent pas. Alors HAKUNA MATATA (comme le chante Timon, ça veut dire « pas de problème »). Ils relativisent et cherchent ensemble la solution, sans en faire une affaire d’État .

hakuna matata

Alors que pour nous, occidentaux éduqué et sur diplômé, un simple problème batterie de portable et c’est la fin du monde.

Résultat du formatage de notre société de consommation , le manque est LA peur du 21e siècle. Apprendre a consommer moins et mieux vous permettra de voir a quel le superflu est inutile. Le seul manque qui devrait nous faire véritablement peur est le manque de liberté.

 

Et vous quelle est votre plus grande peur ? On dit que « l’argent ne fait pas le bonheur » dites moi un peu ce que vous en pensez …

 

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There are 2 comments for this article
  1. laetitia at 14 h 09 min

    Coucou Lucile,

    je suis entièrement d’accord avec toi pour dire que le monde actuel a peur de manquer!!!

    et aussi le soucis de beaucoup de personnes, c’est: mais qu’est ce que les autres vont penser de moi

    si je ne peux plus m’habiller avec des marques, ne pas avoir la voiture la plus belle du quartier…et j’en passe.

    J’ai eu la chance de partir en Tanzanie, et là bas, les habitants sont heureux de vivre, toujours le sourire,

    pourtant, ils n’ont rien de toutes ces choses superficielles qui nous bouffent la vie.

    Il faut voir la vie du bon coté, il y a toujours une solution aux problèmes

    mais je crois avant tout, qu’il faudrait arrêter de se créer des problèmes là où il n’y en a pas forcément…

    Bisous


    • Lucile at 10 h 01 min

      Salut Laetitia,

      Merci pour ton commentaire.


      J’avais une grand-mère qui était une inconditionnelle du « quand dira-t-on », je me rends compte à quel point, elle a été malheureuse et amère toute sa vie. Se comparer aux autres est une très grosse erreur, la seule personne à qui l’on devrait se comparer, est soit même et ainsi, observer sa propre évolution.

      Comme toi j’ai la chance de pouvoir voyager, je viens de passer l’année en Asie et j’ai fait la même constations, les gens qui n’ont rien à perdre du fait qu’ils n’ont pas d’argent, sont tellement généreux.

      C’est que nous vivons dans une société où l’on se crée des problèmes pour rien alors que l’on a tout à portée de main là ou des populations vivent dans la misère, le sourire aux lèvres. C’est la preuve que posséder plus ne rend pas plus heureux.


      Carpe diem

      Lucile


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